Grâce à de nouveaux procédés de fabrication, les plantes artificielles ressemblent à s'y méprendre à de vraies plantes. Mais pour obtenir un tel niveau de détail, des siècles de fabrications et de recherches ont été nécessaires. Artiplantes vous propose donc un petit historique sur l'origine des plantes et des fleurs artificielles.
Histoire de la plante artificielle
L'Antiquité égyptienne : les premières fleurs ornementales
Les plantes artificielles sont apparues en Egypte, il y a plusieurs milliers d'années. Pour fabriquer des fleurs ornementales, les Égyptiens utilisaient des matériaux soigneusement choisis pour leur durabilité et leur beauté. Certaines espèces de fleurs se sont ainsi vues immortalisées, grâce à des matériaux tels que la corne colorée, le bambou ou la pierre. Les fleurs artificielles étaient alors des éléments décoratifs réservés aux nobles et au Pharaon.

Le Moyen Âge et la Renaissance : l'arrivée en Europe
L'apparition des fleurs et plantes artificielles en Europe date du Moyen-Age. Elles sont introduites en France par les italiens, experts dans l'élevage du ver à soie. A cette époque, les matériaux utilisés pour la confection des fleurs sont le lin, la soie et le velours. Travaillées par des artisans appelés bouquetiers-décorateurs, les fleurs artificielles remportent rapidement l'agrément d'un public conquis. Sous le règne de Louis XVI, Paris devient la capitale mondiale de la fleur artificielle.
La Révolution française et le XIXe siècle : rupture et renouveau
Cependant, la révolution française marque un coût d'arrêt au développement de cette industrie. Certains artisans s'exilent à Londres, où ils développent une belle et prospère économie de la plante artificielle durant l'époque victorienne. En France, la profession réapparaît progressivement sous la restauration et connait son apogée durant la seconde moitié du XIXème siècle.
Le début du XXe siècle : l'âge d'or parisien et la délocalisation
Au début du XXème siècle, une grande partie de la production est élaborée à Paris. En 1908, on estime que près de 30 000 personnes travaillent pour cette industrie dans la capitale. Durant cette période, la renommée des artisans est importante. Leurs produits sont exportés dans le monde entier. Cependant, la production de fleurs artificielles est progressivement délocalisée vers les Etats-Unis. En effet, une ouvrière confectionne à cette époque, une fleur en un seul jour à New-York alors qu'il en faut quatre à Paris.
La fleur artificielle de nos jours
Des leaders mondiaux portés par l'innovation
Aujourd'hui, les fabricants chinois et hollandais sont les leaders mondiaux dans la fabrication de plantes et de fleurs artificielles. Ils utilisent du latex pour mieux reproduire les orchidées et du velours pour concevoir les pétales des roses. Les tiges sont recouvertes de résine souple pour imiter la texture végétale, tandis que les feuilles bénéficient d'impressions détaillées reproduisant nervures et reflets naturels. Grâce aux progrès technologiques, les fleurs et les plantes artificielles sont devenues très attractives auprès du grand public et des professionnels de la décoration.
Le Fresh Touch : quand l'artificiel rivalise avec le naturel
La technique dite de la Fresh Touch, conçue à partir d'un mélange de tissu et de tergal, permet des compositions d'une grande richesse artistique au toucher étonnamment proche du végétal vivant. Délaissée depuis les années 50, la fleur artificielle retrouve ainsi ses lettres de noblesse et s'impose aujourd'hui comme une alternative durable et esthétique à la fleur coupée, plébiscitée aussi bien par les particuliers que par les professionnels de l'événementiel et de la décoration d'intérieur.